mercredi 5 décembre 2012

Dance on my skin


« Dance little girl before transformed nature awakes in numeric platonic wonder world. »

Mi and L'au, ou la découverte de la journée. Qui eut cru qu'une finlandaise et un français se rencontrent à Paris et passent ensuite plusieurs mois de leur vie ensemble dans une petite cabine des forêts de Finlande avant d’atterrir à Valence pour enregistrer des mélodies venues de Neptune ? (Ne mentez pas.) Le son proposé par ce duo popfolk est complètement doux, frappant de ses caresses sur l'oreille. On sent le cosmos qui nous rentre par le creux d'une bouche entrouverte. 
Leur dernier EP If beauty is a crime est.. un crime. Un agréable crime, blanc comme les joues des poupées fatiguées. Le son électronique est froide et aiguisée ; on s'allonge sur le carrelage d'une grande salle de bain, on ferme les yeux et on se laisse mourir d'une mince mort. Et pourtant -je vous l'assure- c'est agréable comme un printemps qui éclot.
Et ce même printemps se retrouve déjà dans leur premier opus éponyme : ça vrille, et les feuilles naissent sur les arbres, et on danse en tournant autour de sa propre robe. C'est fantastique et ça s'allume comme un baiser.
Pour ma part, et je devrais pourtant faire partager If beauty is a crime, mais je me sens dans l'obligation de voir ailleurs, de vous montrer cet ailleurs : Dance on my skin. Et qu'on laisse ce grésillement délicat me brûler jusqu'aux os.


Ten boxes of medecine. 
Remember the two numbers. 
Let dry. They buried. Now fight. 
Rises are growing in the window.

Dance on my skin.

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