vendredi 26 avril 2013

Le sport facilement ? C'est possible.

Le sport facilement ? C'est possible.

Voilà plus de deux ans que le sport avait lâché mes habitudes. L'obtention du BAC est aussi synonyme d'arrêt de beaucoup d'activités, souvent liées au lycée : les plateaux du self-service qui glissent, les verres qui tombent, les pauses midis dans la cour à réviser rapidement son devoir de mathématiques, ... et l'EPS. Presque aucune activité physique depuis deux ans. Il fallait que ça cesse. J'ai bien essayé de regarder pour m'inscrire dans des salles de musculation (mais trop cher), de trouver des écoles de danse (même soucis), de me mettre à faire du jogging dans le parc proche de chez moi (mais la motivation s'échappe), de prévoir des exercices quotidiens du type "aujourd'hui, 30 abdos, 10 pompes et 10 minutes contre le mur les genoux pliés" mais même cette routine de fainéant ne fonctionnait pas plus de trois jours.
Puis, le miracle.



Blogilates est un site Internet tenu par Cassey Ho, enseignant la méthode pilates aux Etats-Unis. Il permet de trouver tout ce qui peut intéresser quand on essaie de se remettre lentement au sport. Comment commencer ?

Rendez vous sur le site ( http://www.blogilates.com/ ) et cherchez dans les workout videos ce qui vous conviendrait en premier : les vidéos de routine pour débutants ou les vidéos pour travailler une partie particulière du corps dans le body focus. Et c'est parti pour une vidéo tous les deux jours, environ 10 minutes d'activité physique plus intense que la marche à pied. Bien sûr, il faut s'y tenir : les premières semaines seront dures, le temps de s'habituer à reprendre le rythme. Alors autant commencer avec des petits exercices.

Une fois que le réflexe est pris, augmentez la dose ! Une demie-heure tous les deux jours. Re-déterminez les vidéos qui vous conviennent. Pour ma part, je suis simplement allée visiter la page youtube pour regarder les vidéos récentes et tester de nouveaux enchaînements. Pour le faire en s'amusant sans trop avoir l'impression de ne pas voir le temps passer, essayez de faire une ou deux POP Song Challenge !

Et si vous voulez encore en faire plus pour un corps vraiment sculpté, vous pouvez vous abonner à la newsletter pour suivre les instructions du calendrier établi par Cassey Ho, mêlant les exercices physiques à faire, des repas sains pour le corps, les jours de repos pour ne pas épuiser ses muscles... Je pense qu'il faut désirer maigrir fortement ou choisir d'avoir un corps en pleine santé et très musclé pour suivre ce calendrier à la lettre, puisqu'il y en a pour environ une heure de workout intensif. Mais rien n'empêche de s'inspirer des exercices deux ou trois jours dans la semaine pour équilibrer les exercices.

J'espère que cela pourra fonctionner pour vous si vous désirez vous y remettre. C'est vraiment agréable de sentir ses poumons crier pour se dire que finalement, la cardio fait travailler la respiration. Comme il est agréable de voir ses cuisses rougir puisqu'elles travaillent enfin et que l'énergie se dépense et le sport rend serein !

Legally Blonde (2001)

dimanche 21 avril 2013

38 témoins

38 témoins, de Lucas Belvaux




"Sous un prétexte policier, Lucas Belvaux propose une réflexion sur la lâcheté, prenant le public à témoin." - Les Fiches du Cinéma

Alors que Sophie rentre chez elle d'un voyage en Chine, la femme découvre que sa chère ville du Havre a été touchée par un événement funeste. Au sein de son quartier de résidence, un assassinat violent. Tout le quartier interrogé semble n'avoir rien entendu. Son propre mari, Pierre Morvand, resté au Havre lors de son voyage, semblait s'être absenté pour travailler ce soir-là. L'évidence s'impose pourtant après quelques minutes dans le film : ce silence n'est pas net.

[Spoilers à venir.]

Premiers plans impeccables. La beauté, la mesure, l'efficacité des images et des sons est terrifiante. C'est peut-être le moment le plus esthétique du film. L'ambiance se pose sans la moindre hésitation. Les rues droites du Havre, les bâtiments en béton et le sang explosé sur le bitume sont des juges implacables. Qui meurtrissent d'avance autant les témoins que le spectateur.

38 témoins, 38 personnes qui n'ont rien fait pour sauver cette femme qui cherchait de l'aide. 

Ce film, réflexion sur la lâcheté et la culpabilité qui en découle, chez les témoins, chez la femme de Pierre, chez la journaliste, chez le policier, chez les spectateurs - surtout. Tous, liés sous l'étendard sombre du manque de courage. Beaucoup de critiques sur la sphère Internet trouvent un côté très moralisateur à ce film, semblant leur souffler à l'oreille "La lâcheté est un vice !" ; je n'ai personnellement pas vu un jugement de la nature humaine, mais plutôt une constatation. Le maître de justice semble le seul à poser son oeil expert sur l'histoire : "Vous allez apprendre que les hommes sont lâches. [...] Il n'y a rien à comprendre." (citation de mémoire, puisque l'extrait est introuvable... j'espère ne pas me tromper)

Nous mettre face à ce que l'on se cache. Voilà ce que ce film devrait faire ressortir. Pour cela, la scène quasi-finale de la reconstitution et les cris insoutenables sont particulièrement efficaces. Prenant le spectateur par l'horreur, par les tripes qui s'arrachent à travers les tympans. 



Tous témoins : ici, d'un crime, mais au quotidien, des injustices et des horreurs. Est-ce à blâmer ? Oui et non. Pointer du doigt les "lâches" n'est pas le but du film ; cela demanderait trop de doigts. Pas toujours très pointilleux et précis, mais définitivement une prenante découverte.

Avez-vous un film à me conseiller ?

vendredi 19 avril 2013

Mange des bananes, ça te sauvera peut-être la vie !

Mange des bananes, ça te sauvera peut-être la vie !

Ce fruit, venant à l'origine tout droit de l'Asie de l'Est, est mon péché mignon. Contrairement à beaucoup de populations qui en mangent par défaut, j'avoue en rougissant pouvoir en manger des grappes entières sans fléchir. Et bien au-delà de son goût qui me ravit l'estomac, la banane est extrêmement bonne pour un grand nombre d'organes dans le corps. Don't you believe me ?


1. La banane contient trois sucres naturels : sucrose, fructose et glucose. Ces trois sucres permettent un boost quasiment instantané d'énergie, tout en enrichissant ton énergie sur le long terme. Manger deux bananes suffit par exemple à vous donner assez de force - à défaut de courage - pour votre workout d' 1h30. 

2. La banane contient du tryptophane, une protéine qui provoque, entre autres, la relaxation. Certaines personnes souffrant de dépression considèrent se sentir un peu plus heureux, dans un meilleur état d'esprit, après avoir manger le fruit divin ! (Évitez tout de même de manger dix kilos de bananes par jour, car le tryptophane peut provoquer des problèmes au foie et aux muscles lorsque le corps en possède trop dans l'organisme). De même, la banane contient aussi de la vitamine B qui calme le système nerveux.

3. La banane contient des vitamines, dont la vitamine B6, qui régule naturellement la quantité de glucose dans le sang : merci Banana de me donner un corps en bonne santé, qui souffre d'accès de gloutonnerie ! 

4. La banane contient beaucoup de fer, ce qui aide à réguler l'hémoglobine, notamment en cas d'anémie : le fruit stimule ainsi la production d'hémoglobine dans le sang, fixant mieux le dioxygène dans les poumons. Remerciez une fois de plus Banana pour vous donner la possibilité de mieux respirer ! Plus besoin de manger des épinards pour se sentir comme Popeye, plus fort et plus vigoureux.

5. Le potassium permet de rendre les personnes plus alertes et de rendre le cerveau plus réactif. Et, ça va paraitre fou - ou pas - mais la banane contient beaucoup de potassium ! Suis-je la seule à me rappeler de la scène de Chérie, nous avons été rétréci où Jenny doit trouver du potassium dans une banane pour...? Aïe, ma crédibilité en prend un coup avec cette référence.

6. Les bananes dans votre régime alimentaire permettent de restaurer la sérénité dans votre système digestif grâce à la fibre qu'elles contiennent. Plus de constipation, plus de laxatifs.. et meilleur qu'un Activia !

7. Remède miracle à tant de problèmes de santé, la banane est aussi une recette de grand-mère contre les lendemains de soirée difficiles. Milkshake banane-miel, voilà de quoi calmer l'estomac (dois-je rappeler le point précédent ?) tout en remettant du sucre dans le sang avec l'aide du miel et en réhydratant votre système avec le lait.

8. Conseil beauté : l'intérieur de la peau de banane est réputée pour soigner et réduire l'irritation provoquée par les piqures du moustique. Mais pas seulement : la même peau rend les dents plus blanches. A gratouiller pendant une quelques secondes sur vos dents, laisser poser une minute et nettoyer avec de l'eau ou un tissu. Non, non, rendons à la banane ce qui revient à la banane !

La pomme semble être en France le fruit-miracle pour beaucoup de personnes : laissez-moi en douter. La banane en a quatre fois les proténes, deux fois les carbohydrates, trois fois le phosphore, cinq fois la vitamine A, cinq fois le fer, ... Alors maintenant, pour votre snack de la journée, keep calm and have a banana.

(Article inspiré de Vegan Movement 2012 et de mon amour pour la banane.)

mercredi 17 avril 2013

Les filles du botaniste, Dai Sijie

Les filles du botaniste de Dai Sijie


Dans les années 80, la Chine ressemble déjà socialement à son engeance actuelle. Min, jeune orpheline, se retrouve un jour acceptée pour un stage chez un botaniste de renom dans une contrée lointaine de la sienne, sur île, devenue jardin précieux ou jungle abondante. Cet homme érudit en matière de plantes en tout genre est très autoritaire, envers sa stagiaire, ses élèves et même sa propre fille, An. La belle et solitaire An se rapproche vite de la nouvelle arrivante en sa demeure. Mais elle n'est pas la seule enfant de la famille : bientôt, son frère revient du champ de bataille et tombe sous le charme de Min et décide, avec l'aide du père, de l'épouser.

On le devine facilement, les deux jeunes femmes vont se lier plus qu'il est convenu dans le monde rempli de tabous des années 80 dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis. Au-delà de la formation de ce couple homosexuel qui ne sait comment s'assumer aux yeux du grand public, ce film fut un énorme coup de coeur. Beaucoup de films traitent ce type d'histoires et c'est justement tout ce qui le différence de ceux-là qui l'élève à mes yeux.
La réalisation typiquement chinoise. Le calme qui s'échappe des gestes des différents personnages. La bande-originale langoureuse comme un voile de coton. Les univers visuels asiatiques sont vraiment, de très loin pour moi, préférables aux occidentaux. Bien que le film se déroule en Chine, le film fut tourné au Vietnam (ai-je besoin d'expliquer les raisons du refus chinois pour la réalisation d'un tel film ?) Mais le lieu n'est pas le point central. Dai Sijie explique lui-même :

« L'important tient dans les rapports qui lient les personnages. Même les rapports entre Cheng An et le botaniste sont très classiques : elle ne peut pas quitter son père ni son jardin. Lui le sait et s'en sert. C'est là une autre forme d'amour, de l'amour filial, que l'on rencontre dans toutes les sociétés et à toutes les époques. »


Le film va donc développer les relations entre les personnages -et non pas seulement entre les deux amantes- , dans une atmosphère de sérénité et pudeur asiatique mêlée à une sensualité féminine en accord avec les nombreux et magnifiques paysages qui encadrent et pointillent le long-métrage.


Qu'en avez-vous pensé, si vous l'avez vu ? Auriez-vous d'autres films à me proposer dans ce genre ou un autre ? Devenant peu à peu amatrice de cinéma, je suis vraiment intéressée par plus de découvertes en tout genre ! 

mardi 16 avril 2013

The Artvertiser, Julian Oliver

The Artvertiser de Julian Oliver

« La publicité, c'est la plus grande forme d'art du XXème siècle. »

Marshall Mc Luhan

Source : http://turbulence.org/blog/2011/04/26/artvertiser-helsinki/

Les rues de Paris vous invitent à sentir un nouveau parfum à la robe sombre et veloutée, les bus new-yorkais vous proposent un verre de Coca-Cola, les passants à Berlin vous demandent de regarder la marque de leurs vêtements en les exhibant fièrement. Chaque jour, une personne voit ou entend entre 350 (en ne comptant que les médias) et plus de 10 000 (hors média, sponsoring compris) publicités par jour et par personne - selon les différents estimations. Et ce chiffre continue d'augmenter année après année, à travers le poids de plus en plus important que prend Internet et son usage dans notre quotidien.

Et si nous suivions à la lettre les préceptes du si grand Mc Luhan ? Faire de la publicité la plus grande forme d'art de notre époque. C'est ce que pourrait finir par obtenir Julian Oliver grâce à son projet de réalité améliorée, The Artvertiser.

Le fonctionnement en est bien simple : muni de binoculaires ou de son simple téléphone portable équipé qu'une caméra, le passant lamba d'une grande ville peut observer, à l'endroit où se trouvent habituellement les publicités envahissantes des grandes places urbaines, de l'art. Le dispositif superpose une image virtuelle à une autre bien réelle. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?


Source : http://theartvertiser.com/

Le dispositif est souvent désignée sous l'appellation « réalité augmentée » par les médias et critiques, de par son procédé. Pour autant, Julian Oliver met un point d'honneur à rectifier cette erreur dès qu'il le peut : pour lui, The Artvertiser est une œuvre de « réalité améliorée ». La distinction est importante : là où la réalité augmentée désigne un « superposition d’éléments 2D ou 3D du monde virtuel sur la vision du monde réel telle que nous la percevons » (définition de Arthur Hascoet, « La réalité augmentée, le futur de l'information », ESSCA), la réalité améliorée a la capacité de remplacer un modèle par un autre dans le but de lui conférer de nouvelles propriétés, meilleures que les anciennes. Comme disait l'artiste à Rotterdam en 2010, « il est très important de ne pas confondre l'outil [la réalité augmentée] et le but [la réalité améliorée] ».
Puisque nous avons désormais l'habitude de vivre avec des panneaux publicitaires au quotidien, nous avons tous plus ou moins accepté ces espaces comme des choses naturelles : la publicité massive devient une évidence, principalement dans les grandes métropoles. Or, Julian Oliver y voit une cause possible d'inquiétude. Et la réalité améliorée que propose The Artvertiser est là en partie pour pallier cette préoccupation de la passivité des citadins et de cette habitude qu'il considère comme dérangeante à la publicité de grande ampleur. Elle se propose d'engager le public, de le faire participer et réagir dans son espace public. En donnant un nouveau but aux publicités urbaines et en en faisant un lieu d'exposition artistique, ils transforment le « only read » en « read and write » : l'image publicitaire, au lieu d'être simplement perçue de façon plus ou plus minutieuse, est désormais analysée, transformée et devient une plateforme possible de présentation d'art par chacun dans l'espace public. Le rapport a la publicité est tout autre, complètement changé à court et peut-être long terme. The Artvertiser permet donc de provoquer la réflexion vis-à-vis de la publicité mais aussi et, de façon peut-être plus subtile, de l'espace public qui n'est plus vraiment le sien.



Les intérêts privés attaquant à coups de griffes acérées l'espace public, à valeur participative de chacun, ne fait que renforcer un certain polissage des moeurs : que faire dans la rue, qu'exposer de soi ? Quelle liberté ? Attention ! ne pas écrire sur les abri-bus, ne pas afficher sur les murs, et surtout .. ne pas s'exprimer sans l'accord d'une autorité. Voilà les réflexions qui semblent se poser à la vue d'un dispositif qui tente de réactualiser un espace qui n'appartient plus qu'aux institutions immatérielles et autoritariales.

Superposition regard naturel et regard virtuel.

Loin d'être parfait, The Artvertiser ne propose qu'une déambulation, dans les grandes métropoles urbaines hyper-développées, entre les différentes nouvelles oeuvres proposées pour critiquer les publicités et cette masse de promotion et de communication intéressées. La participation du citadin n'est au final que purement réflexive : comment vérifier que le questionnement prolifère, qu'une remise en question de l'espace et de la liberté dans cet espace qui appartient à tous et non pas à chacun se fasse ? Errant entre les nouvelles annonces et images, le musée de la ville ne reste qu'un musée comme un autre ; une exposition critique et marginale dans un flot d'hégémonie normalisée.